Plutôt que de répondre à la question: "Pourquoi est-ce que j'utilise les TICE?" je préfère répondre à la question: "Comment est-ce que j'utilise les TICE?"
Il me semble qu'en présentant les différents outils et leurs rôles pédagogiques dans mon cours, la réponse à la première question va émerger plus sûrement et plus concrètement que par un long discours pétri de bonnes intentions.

Mon matériel

Mon premier outil est mon ordinateur et le logiciel que j'utilise le plus est Libre Office.  Au fil des années, j'ai utilisé différents traitements de textes, mais mes opinions sur le monde du libre m'ont fait adopter Libre Office depuis un ou deux ans. L'Education Nationale ayant fait de même, cela m'évite tout problème de compatibilité avec les machines du lycée.
L'ordinateur est mon outil "maison" : je prépare mes cours, je fais des recherches, etc.
Autant dire que mon ordinateur, au fil des années, s'est transformé en une immense archive de tous les cours que j'ai pu produire, mais aussi des articles récupérés de-ci, de-là, des illustrations utiles, etc.

La question de la sauvegarde s'est alors posée.
Hors de question que je perde cette délicieuse séquence sur la scène de première rencontre, même si je ne l'ai faite qu'une seule fois en classe, au cas où mon ordinateur devait expirer par surprise! Un accident de disque dur est si vite arrivé.

J'ai donc opté pour une solution de stockage en ligne, avec un compte gratuit: Dropbox. Ni pire, ni meilleure qu'une autre à mes yeux, mes dossiers sont automatiquement synchronisés. Il suffit donc que je change une virgule à un de mes cours qui est sagement rangé dans mon dossier Cours, pour que Dropbox enregistre immédiatement la modification sans intervention de ma part.
Mon ordinateur peut partir au paradis des Mac, mon travail survivra et je pourrai le récupérer sans peine lorsque j'achèterai un remplaçant.

Mais les années passant, j'ai commencé à regretter de plus en plus de ne pas pouvoir apporter mon ordinateur au lycée.
Les machines des établissements ont certes le mérite d'être là, mais elles sont au mieux poussives et installer un nouveau logiciel dessus demande parfois des heures de négociations avec l'administrateur du réseau. Pas facile quand on est TZR et qu'on change d'établissement tous les ans, voire deux fois par an.

Je me suis alors laissée tenter par un iPad (il faudra d'ailleurs que j'envoie un jour la facture à M'sieur le Ministre!).
Je l'ai acheté sans grande conviction et j'ai été surprise de voir à quel point la machine accompagnait, voire créait, des modifications dans ma façon d'enseigner.
Bastien Guerry, dans un article fort intéressant, analyse Seymour Papert et en tire qu'un "ordinateur n'est pas un outil pédagogique « neutre » que l'école pourrait assimiler sans que changent avec lui les pratiques des enseignants et des élèves : l'outil informatique modifie la culture du groupe qui l'utilise".
Rien ne m'a semblé plus vrai pour l'iPad.

Mes apps pour l'iPad

Du classeur au catalogue

J'ai commencé par une app qui me permettrait d'avoir mes cours sur moi, constamment, sans avoir à transporter cet énorme classeur que la plupart des profs connaissent bien.
Las! Aucune app n'acceptait mes documents en .odt, le format par défaut de Libre Office. Néanmoins, ce ne fut que l'affaire de quelques semaines de prendre l'habitude d'enregistrer deux versions de mes documents: l'une en .odt, l'autre en .pdf
J'ai alors choisi PDF Reader. Pourquoi celle-là et pas une autre? Pourquoi pas?
PDF Reader est très vite devenue mon classeur: j'y synchronisais mes cours et les cours que je n'avais pas synchronisés mais dont j'avais brusquement besoin au lycée étaient récupérés par Dropbox grâce à la 3G.

C'est à ce moment-là que je me suis dit que puisque PDF Reader acceptait les .jpg et autres formats d'image, je devrais aussi m'en servir comme catalogue d'oeuvres. Une peinture en couleur, qu'on peut projeter en grand format au tableau et dont on peut agrandir les détails: voilà qui est bien mieux qu'une photocopie en noir et blanc pour l'Histoire de l'Art.
Mais pas seulement! Littérature et art sont si souvent liés que le moindre texte peut vous amener à évoquer une œuvre avec les élèves alors que vous ne l'aviez pas prévu. Rien de plus simple alors que d'ouvrir PDF Reader et de la montrer.

Des peintures, je suis naturellement passée aux illustrations: "Mais Madame, c'est quoi une gargouille, exactement?" "Madame, quand vous me dites que Flaubert réécrivait son texte à chaque fois après l'épreuve du gueuloir, je ne vous crois pas." Photos, dessins explicatifs, brouillons d'auteurs, portraits d'auteurs, sont vite venus enrichir ma collection et toute explication a pu ainsi être illustrée.
J'ai également ajouté une app contenant des cartes géographiques (app dont je ne suis pas totalement satisfaite, donc je ne la citerai pas), parce que "Madame, c'est où la Normandie?" "Bande de nouilles, c'est là!"

Et puis un jour, j'ai aussi arrêté d'emporter mes livres en classe. iBooks est devenue ma bibliothèque de travail portative. L'œuvre intégrale que je fais avec les 1ères? Elle est là.
J'y ai vite ajouté une quantité d'oeuvres classiques. Il est si facile de se laisser entraîner à parler d'une autre œuvre: "C'est un peu comme dans..." Je n'ai plus besoin de citer par cœur, parfois de façon approximative (que celui qui connaît tout Racine ou tout Baudelaire par cœur me jette la première pierre). L'oeuvre est là: je n'ai qu'à l'ouvrir.
iBooks est parfois décevant car le Store d'Apple ose prétendre nous faire payer des classiques libres de droit. Il me suffit alors d'aller faire un petit tour sur In Libro Veritas pour y récupérer un .pdf ou un .epub gratuit.

Qu'est-ce qu'il y a dans sac de cours? Mon iPad. Qu'est-ce qu'il y a dans mon iPad? Oh, pas grand chose, juste l'essentiel de la littérature française et le catalogue des œuvres majeures de l'art mondial.  Ah, et aussi tous les cours que j'ai pu faire en dix années d'enseignement.

Un petit dessin vaut mieux qu'un long discours

J'ai alors regretté que les différents dessins ou schémas que je faisais chaque année au tableau ne soient pas enregistrés.
Pourquoi refaire tous les ans le schéma du punk et de la dame au chapeau à fleur pour expliquer la rupture du 4è mur? Pourquoi refaire tous les ans le tableau différenciant les types de narrateurs et les focalisations?

Le punk et la dame au chapeau à fleur.
Le schéma pour différencier le narrateur et les focalisations


Et quand je dis "tous les ans", c'est bien entendu à condition que je n'aie qu'une seule classe du niveau concerné par cette explication et que la classe en question n'ait pas besoin que je revienne plusieurs fois dans l'année sur l'explication!
J'ai donc entrepris un long travail de recherche d'un app faisant à la fois traitement de texte et carnet de croquis.
J'ai arrêté mon choix sur Notability car l'app donne aussi la possibilité d'enregistrer des notes audio. Je travaille beaucoup avec des élèves dys et l'audio est un moyen de contournement fondamental pour eux.

Certains schémas ne se prêtaient guère aux croquis. Je suis donc partie en quête d'une app de cartes heuristiques.
Je suis tombée par hasard sur iThoughts HD et je l'ai adoptée immédiatement.

Un de mes objectifs pédagogiques est le travail sur la problématique. Trop souvent, nous obligeons nos élèves à écrire une problématique, et ils la ressentent comme un passage obligé, sans pour autant comprendre qu'elle est la base de tout commentaire ou dissertation réussis. Comment faire un bon commentaire sans un projet de lecture? Les élèves finissent par avoir l'impression que le plan naît d'une inspiration divine.
La carte heuristique devenait alors l'outil naturel pour leur montrer comment de la problématique découle le plan d'un commentaire.

En lecture analytique - commentaire ou lecture analytique - commentaire comparé, deux voies sont alors possibles :
    •    proposer aux élèves de trouver des problématiques, en conserver une, puis leur faire élaborer le plan.
    •    Donner aux élèves une problématique, puis leur faire élaborer le plan.
Le plan n'est rien de plus que la réponse à la problématique, mais par la carte heuristique, je pouvais le leur montrer de façon explicite: "Par quels moyens... ? Eh bien d'abord avec ça... Puis avec ça... Puis avec ça... D'ailleurs, dans celui-là, il y a cet aspect-là, et puis cet aspect-là..."

Une problématique et un plan de commentaire sur "L'Ennemi" de Baudelaire, faits avec des élèves de 1ère.


La sonnerie retentit. On n'a pas fini le plan. Peu m'importe: la carte est enregistrée dans l'iPad, je n'ai qu'à la projeter de nouveau au cours suivant.
Mes élèves se perdent lors de l'analyse? Je projette la carte afin que l'on se souvienne bien quel est notre projet de lecture / problématique, dans quelle partie sommes-nous, que voulons-nous prouver?
Son élaboration est donc un exercice pour apprendre à faire et utiliser une problématique, apprendre à faire un plan. Puis une fois élaborée, elle devient un point de référence qui nous guide tout au long de l'analyse.
On peut toujours faire une carte heuristique au tableau avec un Velleda. Mais il faut avoir envie de la refaire à chaque cours.

Projeter, voir, comprendre, faire

La première chose que je fais quand j'entre en cours, c'est débrancher la prise qui relie l'ordinateur au vidéo-projecteur et y brancher mon iPad à la place à l'aide l'adaptateur.
Tout est projeté au tableau: le dessin, le schéma, la peinture, la carte heuristique qui est le plan, et surtout le texte étudié.
Pourquoi au tableau? Parce qu'armée de mes petits Velleda de couleur, je peux alors intervenir sur l'élément projeté: lignes de force d'un tableau, champ lexical d'un texte, etc.
Les interventions au Velleda que je fais sur un texte apprennent ainsi aux élèves:
    •    à surligner sur leur propre texte photocopié ;
    •    à mettre en valeur les mots à la rime, ou à découper un vers selon les notions de rythme ;
    •    à observer des effets d'écho dans le lexique, ou le mouvement du texte...
Ils voient, ils comprennent, ils reproduisent, ils comprennent pourquoi ils font.

Sans compter le temps gagné à ne pas répondre à tous les "C'est où dans le texte?", ce qui n'est jamais négligeable!
Au lieu de prendre pour acquis leur autonomie face à un texte ou une œuvre, autonomie que beaucoup n'ont pas, je montre par l'exemple et rapidement, ils acquièrent cette autonomie.

Première question transversale faite en classe. Elle a été précédée de deux lectures analytiques - commentaire comparé, avec problématiques données et plans élaborés par les élèves avec une carte heuristique, mais aussi avec travail sur les textes au Velleda.
Les élèves font leurs petits plans sous forme de carte heuristique pour les 3/4 d'entre eux (une solution ne peut convenir à tous). Ils surlignent ensuite leurs textes, griffonnent dans les marges, entourent, encadrent, colorient.
Tout est loin d'être gagné, mais ils ont des solutions nées d'une habitude comprise (et non pas seulement répétée sans l'avoir comprise) pour commencer leur travail et aborder le corpus.

Partager, différencier, faire découvrir

"Madame, on peut avoir le dessin du punk et de la dame au chapeau à fleur?"
Je pourrais faire des photocopies.
"Madame, j'aimerais bien en savoir plus sur l'idéal de l'honnête homme chez Molière."
Je pourrais faire, là aussi, une photocopie pour cette élève intéressée. Mais celle qui est timide et qui n'a pas demandé?
"Madame, j'étais absent et je n'ai pas eu la feuille."
Il faudra juste que je pense à récupérer les photocopies qui traînent dans mon casier en salle des profs.

Et puis zut! Moi je suis une étourdie, et puis j'ai autre chose à penser!
Hop là! Une Dropbox pour la classe!

Le premier jour de cours, je récupère les adresses emails de tous mes élèves. Je crée un dossier Dropbox avec le nom de la classe, je le partage avec tous les élèves. Dans ce dossier de classe, je fais des dossiers pour les séquences, les fiches de méthode. J'y ajoute les schémas que j'ai utilisés en classe. Je fais des dossiers "Pour aller plus loin" dans lesquels je mets des informations complémentaires facultatives qui peuvent aller d'une émission de radio récupérée sur un podcast à un cours que j'avais fait il y a quelques années, en passant par une œuvre d'un autre auteur sur le même thème ou un morceau de film, un article récupère sur internet... Tout est possible.

Le dossier Dropbox devient un complément du classeur: il contient ce qui est fait en classe, mais aussi des documents dont le support n'est pas l'écrit, des documents qui n'intéresseront peut-être qu'un élève sur les 35 de la classe, le tout sans que cela me prenne un temps fou.

Et les sites internet alors?

A l'occasion d'un prochain billet, je reviendrai sur l'usage de Google et de Wikipédia dans mon cours. Ces deux sites posent des problématiques intéressantes et foisonnantes qui me semblent mériter leur propre développement.

Un jour, mes tablettes viendront...

Je n'ai qu'un iPad, qu'un vidéo-projecteur. Je suis certes la médiatrice de la parole des élèves, mais je regrette de ne pas pouvoir développer un travail de groupes qui puisse être projeté. Mon enseignement reste encore trop souvent centralisé, à mon goût. Par centralisé, j'entends des rangs d'élèves tous tournés, si ce n'est vers moi, à tout le moins vers le tableau
En effet, le travail de groupes des élèves se fait au papier et au crayon. Il est donc malaisé de le soumettre au regard des pairs. Je le réserve alors à certaines activités de pédagogie inversée, ou d'exercices autour des méthodes des exercices de l'EAF.
J'autorise les élèves à apporter leurs tablettes en classe s'ils en ont. Mais peu sont équipés et ils sont encore moins à avoir envie de l'apporter au lycée.
La démocratisation des tablettes me fait espérer une baisse des prix qui rendrait ce matériel plus accessible financièrement parlant.
Sans compter que le développement des apps liées à l'enseignement est de plus en plus riche. Je suis récemment tombée en admiration devant l'app Candide éditée par la BNF. Hélas, les belles ambitions pédagogiques que j'avais avec tombent à l'eau car trop peu d'élèves peuvent y avoir accès.

Les TICE, un moyen mais pas une fin

Les TICE dans ma classe entrent dans une démarche de différenciation: je diversifie les supports, j'offre des pistes de réflexion à des élèves qui en voudraient plus, je fais visualiser, je constitue des références que je peux immédiatement solliciter.
Ma classe n'a plus quatre murs. Elle est pleine de fenêtres sur l'art, la musique, ce que l'on a fait le mois dernier, l'œuvre dont ils ont entendu parler mais qu'ils n'ont jamais lue, des connaissances qui vont enrichir leurs réflexions...
J'aurai l'occasion de revenir sur les façons dont les TICE développent le travail sur l'oral et le passage de la connaissance à la connaissance appliquée.
Mais il me semble évident qu'utiliser les TICE pour faire un cours magistral déguisé n'a aucun intérêt.  Au contraire, elles sont l'occasion de permettre à chaque élève de s'approprier les connaissances et de les manipuler selon ses interêts et ses besoins.






Des alternatives libres à des logiciels fermés cités dans l'article:

- Cartes heuristiques: FreeMind
- Stockage en ligne: Cloudwatt et OpenStack

L'iPad étant une solution fermée (pour ne pas dire cadenassée à triple tour et la clé jetée au fond du lac), je ne peux citer aucune app libre pour cette tablette pour la prise de note. Quant au lecteur d'ePub, iBooks a enterré les solutions alternatives qui existaient, comme Stanza.
Ceux qui n'acceptent pas cet état de fait peuvent se tourner vers des tablettes Androïd.



 


Comments

15/01/2013 9:50am

Bonjour et merci pour ce retour.
Il existe quelques applications iPad capables de lire des formats libre :
- Smart PDF Reader pour iPad (Doc, PPT, XLS, ODT, TXT Reader)
- ReaddleDocs
- FileApp
Enfin pour enregistrer d'un clic un texte openoffice en plusieurs formats (pdf, doc, txt...) il existe ce plugin http://extensions.libreoffice.org/extension-center/multisave.

A bientôt

Guillaume

Reply
15/01/2013 10:11am

Merci beaucoup Guillaume! Je ne connaissais pas ces apps, mais je vais m'empresser de les télécharger!

Reply
15/01/2013 12:05pm

Bonjour,

Merci beaucoup pour cet article. Est-ce que l'utilisation de toutes ces apps ne fractionnent pas trop votre temps alloué à la classe ? Ou vous sélectionnez une app par séance ?

Cordialement,
Vincent

Reply
15/01/2013 5:03pm

Pas plus que d'utiliser un Velleda! J'utilise les app en fonction de mes besoins. Lors d'une lecture analytique, j'utilise la carte heuristique iBooks, comme j'utilisais avant le feutre, le tableau et le manuel. Si on me pose une question sur une définition, je laisse l'iPad branché et j'ouvre le dictionnaire. Si on m'interroge sur une œuvre, pareil, l'iPad reste branché au vidéo-projecteur et je projette l'œuvre évoquée.

Reply
15/01/2013 5:57pm

OK, je vois.
Est-ce que des gains apparaissent dans les apprentissages ou cela facilite principalement votre pratique ?
Votre enseignement reste-t'il principalement frontal ou vous mettez en place d'autres méthodes ?
J'espère ne pas trop vous embêter avec toutes ces questions.

Reply
15/01/2013 7:24pm

Ne vous inquiétez pas : je vous réponds bien volontiers.
Je ne dirais pas que cela facilite ma pratique, mais plutôt que cette pratique m'est beaucoup plus naturelle. Par exemple, j'avais horreur de citer le texte que les élèves ont sous les yeux sans pouvoir mettre en relief, faire voir littéralement. De plus, pouvoir passer du dictionnaire, à Wikipédia, à la carte heuristique d'un geste de la main m'est aussi complètement naturel.

Je perçois des gains réels dans les apprentissages. Les élèves qui ont le moins d'autonomie avec les textes suivent beaucoup plus aisément. Le travail sur la problématique est devenu vraiment aisé: les élèves comprennent son rôle en quelques analyses, même s'il leur faut plus de temps pour en élaborer par eux-même, de là découle aussi une vraie différence dans l'autonomie des élèves pour créer un plan, et j'ai l'impression qu'ils sont de meilleure qualité à classes de niveau égal.
Je pense aussi qu'il y a un gain pour eux à me voir utiliser les outils (je projette le dictionnaire, un autre texte, le cours précédent...) dans leur méthode de travail plutôt que tout vienne immédiatement de ma mémoire, dans une sorte de mystique de l'enseignant qui sait tout.

Mon enseignement en Seconde est à 60% frontal et à 40% en groupes. En Première, je tourne plutôt aux alentours du 75% en frontal. L'impératif de l'examen et le peu d'heures ne me permettent pas de faire toutes les activités que je peux faire en Seconde et qui permettent un travail en groupes riche.
Je reviendrai sûrement sur le travail en groupe lors d'un billet autour de la différenciation ou s'il me vient à l'idée de parler d'activités au CDI en collaboration avec les professeurs-documentalistes.

Bernard-Yves Cochain
04/03/2013 5:18pm

Bonjour

Très intéressant article.

La plupart des utilisations citées seraient en fait celles dévolues au logiciel de TBI et au TBI lui-même.

Dommage que vous soyez obligée de transporter votre iPad et que les classes ne soient pas dotées de TBI comme dans les autres pays.

La refondation et même la fondation de l’école du XIXe siècle restent à faire en France...

Reply
Celia Guerrieri
04/03/2013 5:32pm

Merci.

Il s'agissait effectivement pour moi d'avoir un T.B.I. (ou presque) nomade. C'est la grande plaie de la T.Z.R. qui change d'établissement chaque année, ne sait pas comment sera équipé le futur établissement... ou pire, se retrouve face à un T.B.I. avec un fonctionnement différent du précédent!
Je suis donc nomade et autonome, deux atouts à la condition de T.Z.R.

Un grand nombre d'établissements sont tout de même dotés de T.B.I. (rarement en lycée, mais presque toujours en collège sur le département des Alpes-Maritimes). Malgré tout, il est dommage que, soit peu d'enseignants s'en servent (peu formés, salle à réserver, etc.) ou, au contraire, que trop d'enseignants s'en servent alors qu'il n'y en a qu'un seul dans l'établissement.

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    Professeur de Lettres Modernes TZR agrégée. Personne-ressource de l'Académie de Nice autour des dys.
    N'envisage plus de faire cours sans son fidèle iPad.


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